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Mais où sont les neiges d’antan ?

 
     


Chacun sait que pour les auteurs la dédicace est un passage obligé dans la promotion de leurs écrits. C’est ainsi que tels des commis voyageurs, ils se retrouvent dans les salons du livre ou dans les librairies.
J’ai toujours eu une nette préférence pour les salons du livre car, indépendamment du fait que les libraires exigent une commission de 33 % sur les ventes et relèguent parfois l’auteur dans un coin obscur du magasin, c’est l’occasion inespérée pour celui qui a passé des heures devant l’écran de son ordinateur et a éprouvé la solitude du navigateur au long cours, de partager le plaisir de la rencontre avec des lecteurs et des écrivains. C’est l’opportunité d’évoquer avec des confrères les déboires que nous avons tous pu connaître un jour avec notre éditeur. Il suffit d’y écouter les confidences des uns et des autres pour savoir qu’il y a peu de milieux où les arnaqueurs et les incompétents sont aussi nombreux.
Qu’ils aient été édités à compte d’éditeur ou d’auteur, les écrivains font souvent part des difficultés rencontrées avec leur maison d’édition :
- méconnaissance du nombre exact d’exemplaires imprimés, de l’état des stocks
- résultats de vente annuels non communiqués,
- livres non réimprimés alors que le contrat prévoyait une clause de réimpression, etc…etc…
Sans parler de ceux (plus nombreux que l’on imagine) qui ont versé à des éditeurs (sic) peu scrupuleux des sommes exorbitantes et constatent de graves lacunes. : absence de dépôt légal, d’ISBN, pages manquantes, reliures décollées, typographie erratique, etc...
Tous regrettent la disparition de la revue Ecrire§Editer et du Calcre qui, dans le passé, ont tant fait pour la défense des auteurs. Ils regrettent également le manque de moyens des nouvelles associations de défense comme l’Oie plate ou Cose Calcre.
Ces nouvelles associations trouveraient sans doute chez les écrivains d’ardents propagandistes. Il suffirait simplement que ceux-ci disposent pendant les salons du livre de quelques tracts, d’ouvrages de référence, de bulletins d’adhésion…Il suffirait d’un peu de bonne volonté pour que nous puissions retrouver un peu de notre combativité de naguère


Dites-moi, où n’en quel pays
Est Pierre le Parisien
Roger qui est à Vitry
Et Marc à Viroflay
Echo, parlant quand
bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang
Qui bonté eurent trop plus qu’humaine
Mais où sont les neiges d’antan ?


© COSE-CALCRE